Actualités-> Turquie Strasbourg : Du 2 au 20 décembre 17ième quinzaine du cinéma turc

vendredi 2 décembre 2005.
 

du 2 au 20 décembre La 17ième quinzaine du cinéma turc à Strasbourg

Yazi Tura (Pile ou Face)

de Ugur Yücel avec Kenan Imirzalioglu, Olgun Simsek, Bahri Beyat, Engin Gunaydin Turquie/Grèce-2004-1h42-VOST

« Yazi Tura », 1er long-métrage de cinéma de Ugur Yücel, déjà célèbre en tant qu’acteur de cinéma, de théâtre et réalisateur de très belles séries télés, parle sans détour, avec talent et courage, des affrontements qui ont opposé dans le sud-est anatolien l’armée turque au PKK. Le film retrace l’histoire de deux jeunes hommes qui, en 1999, à la fin de leur service militaire, retournent à la vie civile. Ridvan, footballeur de talent destiné à un grand avenir, qui a perdu sa jambe droite dans une explosion, ne se sent plus chez lui dans son village de Cappadoce et décide de mettre fin à ses jours. En revanche, son ami Cevahir, qui a perdu l’usage de son oreille droite dans la même explosion, use de violence contre autrui et se transforme en tueur...

« Ce beau film trace un tableau juste et fort des malheurs qu’engendrent inévitablement affrontements violents et lutte armée, tout en mettant à mal plusieurs tabous et de nombreux préjugés. »

Yolda

de Erden Kiral avec Halil Ergün, Yesim Büber, Serdar Orçin, Istar Gökseven Turquie-2005-1h30-VOST

Behiye est en colère. Malgré son intelligence et son éducation, elle se sent prisonnière de sa propre vie. Behiye est une jeune fille qui crie mais que personne n’entend. Elle n’accepte pas le rôle qu’on lui donne dans la banlieue d’Istanbul et refuse de se soumettre à son destin. Handan est son opposée. Comme la lumière, elle étincelle. Handan est heureuse parce que tout le monde croit qu’elle l’est. C’est une fée qui donne son amour inconditionnel à ceux qui l’entourent.

Ce film pose alors une véritable question : Sommes-nous aussi libres que nous le pensons ? - En hommage à Yilmaz Guney.

Iki Genç kız (Deux jeunes filles)

de Kutlug Ataman avec Hulya Avsar, Feride Cetin, Vildan Atasever Turquie-2005-1h47-VOST

Behiye est en colère. Malgré son intelligence et son éducation, elle se sent prisonnière de sa propre vie. Behiye est une jeune fille qui crie mais que personne n’entend. Elle n’accepte pas le rôle qu’on lui donne dans la banlieue d’Istanbul et refuse de se soumettre à son destin. Handan est son opposée. Comme la lumière, elle étincelle. Handan est heureuse parce que tout le monde croit qu’elle l’est. C’est une fée qui donne son amour inconditionnel à ceux qui l’entourent.

« Kutlug Ataman est né à Istanbul en 1961. Il étudie le cinéma et le théâtre à l’Université de Californie à Los Angeles. Il obtient un Master of Fine Arts en 1998. Il réalise depuis des films et des vidéos et vit entre Los Angeles et Istanbul. Il a écrit et réalisé « Dark Waters » (1993), « Lola et Billikid » (1998) et « Deux Filles » (2005).

Eğreti Gelin (La fausse mariée)

de Atif Yilmaz Batibeki avec Müjde Ar, Metin Akpinar, Nurgül Yesilçay Turquie-2005-1h57-VOST

« Les fausses Mariées » en Anatolie étaient les membres d’une institution respectable, aux règles strictes, qui dura jusqu’aux années 30. Ces femmes étaient engagées pour préparer les jeunes hommes au mariage.

« Atif Yilmaz Batibeki est né à Mersin en 1926. Durant ses études de droits et d’arts plastiques, il fut critique pour un magazine de cinéma, et forma un groupe de peintres avec lequel il participa à des expositions. Il dessinait des affiches et écrivait des scénarios qui n’étaient pas réalisés. Après avoir travaillé comme assistant réalisateur sur deux films, il réalisa son premier long métrage, « The Bloody Cry », en 1951, qui participa à de nombreux festivals internationaux. « A Sip of Love » (1986), « Prénom Vasfiye » ou encore « Aaahh Belinda », ont obtenu de nombreux prix. »

Kalbin Zamanı (Le temps du Coeur)

de Ali Özgentürk avec Hülya Avsar, Birol Ünel, Halil Ergün Turquie-2005-2h20-VOST

Le film débute par la discussion et les plaisanteries de deux détectives retraités. L’un d’eux entreprend l’histoire d’un cas sur lequel il a travaillé 20 ans auparavant et qu’il n’a jamais oublié depuis. L’histoire commence dans les années 50 avec les aventures de quatre adolescents (une fille et trois garçons) à l’Hôtel Pera Palace, au cœur de la vie animée d’Istanbul, endroit de réunion de la jeunesse du moment. L’histoire se poursuit dans les années 80. Les quatre personnes se réunissent à nouveau à l’Hôtel Pera Palace. Désormais âgés d’une cinquantaine d’années, la vie n’est plus si belle. Mis à part une chose : l’Amour ! Durant 48 heures, les uns et les autres se confrontent jusqu’à ce que l’un d’entre eux soit retrouvé mort dans l’ascenseur de l’hôtel. Bien que l’affaire soit considérée comme un suicide, notre détective reste persuadé qu’il s’agit bien d’un meurtre. Près de la moitié d’un siècle après l’incident, celui-ci nous dévoile la fin du film dans un développement et une chute inattendus !

Crossing the Bridge - The Sound of Istanbul

de Fatih Akin avec Alexander Hacke, Baba Zula, Replikas Turquie/Allemagne-2005-1h30-VOST

Alexander Hacke, musicien dans un groupe d’avant-garde allemand depuis plus de vingt ans, débarque à Istanbul pour composer la musique . Dans cette ville, il rencontre les membres d’un groupe néo-psychédélique, les Baba Zula. Lorsque leur bassiste les quitte, ils demandent à Alexander de la remplacer. Il accepte et essaie de capter la diversité musicale d’Istanbul pour l’intégrer à sa musique et la faire connaître au monde entier.

« « Crossing the Bridge » n’est pas le récit d’un voyage, mais celui du séjour d’Alexander Hacke à Istanbul... Au fil des déplacements, les facettes s’agrègent les unes aux autres. Il faut être très fin connaisseur de la Turquie pour ne pas être surpris, et particulièrement coincé pour ne pas être enchanté par cette mise en scène des musiques d’Istanbul. » Le Monde

« (...) Ce documentaire montre que Fatih Akin n’a pas froid aux yeux : il voit même juste, soulignant que la musique est le meilleur médium pour décrypter cette ville, devenue une capitale des mélanges entre Orient et Occident. Il s’accompagne d’(...) Alexander Hacke, et, prônant la légèreté, ils nous font découvrir tour à tour les scènes rock, rap et électronique (...) dans ce beau film. » Libération

Korkuyorum anne (maman j’ai peur)

de Reha Erdem avec Ali Düsenkalkar, Isil Yücesoy, Köksal Engür, Senay Gürler Turquie-2004-2h06-VOST

Ali a perdu la mémoire. Dans sa confusion, tout le monde se retrouve plongé dans le chaos : celui de la vie quotidienne, de la vie elle-même. Le mystère d’une précieuse bague qui passe de main en main et dont tout le monde prétend être propriétaire, une vague histoire de cambriolage, une fausse enquête de police... C’est l’histoire d’un corps humain. Mais qu’est-ce qu’un corps, alors qu’on est bien peu de choses ?

« Reha Erdem est né à Istanbul en 1960. Il étudie le cinéma à l’Université de Paris VIII dans la section Cinéma et Arts Plastiques. Après trois courts métrages réalisés à Paris, il écrit et tourne en 1989, grâce à un partenariat France-Turquie, le long métrage « A ay », premier film primé dans plusieurs festivals et pour lequel il est nommé meilleur réalisateur de l’année par l’Association des Ecrivains Turcs. Il met en scène « Les Bonnes » de Jean Genet pour le théâtre national turc en 1991 et réalise de nombreuses publicités pour la télévision depuis 1990. En 1999, il signe « Run for Money », son deuxième long métrage, puis « Maman, j’ai peur » en 2004. »

Gallipoli - La Bataille des Dardanelles

de Tolga Örnek Turquie-2005-1h58-VOST

Ce document retrace en toute objectivité « La Bataille des Dardanelles », le deuxième plus grand débarquement de l’histoire mondiale, grâce à des lettres, photographies et documents jusqu’à présent inédits. Le film relate les conséquences de cette bataille sur l’histoire mondiale, les souffrances, les émotions éprouvées par les soldats des différentes nationalités qui ont combattu. Les dix caractères marquant du film ont été inspirés à partir de documents originaux, lettres et journaux intimes écrits par des soldats au cours de cette bataille, deux Anglais, trois Néo-zélandais, trois Australiens et deux Turcs.

« Jamais bataille n’a forgé une amitié et une paix aussi durables. Sur les rivages de la péninsule de Gallipoli, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont accédé au rang de nations et la Turquie a forgé une république dans les ruines d’un empire. Tolga Örnek souligne que le film se concentre sur les aspects humains de la bataille et dépeint les émotions, les peurs et les souffrances des simples soldats dans les tranchées, sans discrimination de religion, de langue ou de race. Il a fallu près de 6 ans de recherches effectuées dans environs soixante-dix différentes archives d’Angleterre, Allemagne, France, Russie, Autriche, Australie, Nouvelle-Zélande et Turquie. Les spécialistes des Dardanelles ont travaillé en collaboration avec des historiens de seize pays. Ce film produit en coopération avec le Musée Royal de la Guerre anglais, Musée de la Guerre australien, Ministère de la Culture néo-zélandais et Musées de l’Armée turque attirent l’attention par son haut format de définition. Ce film est le premier documentaire tourné dans ce format 35mm produit en Turquie. »

Banyo (Salle de bain)

de Mustafa Altioklar avec Selcuk Yöntem, Demet Evgar, Janset, Burak Sergen, Sermiyan Midyat Turquie-2005-2h00-VOST

Une comédie pleine d’impertinence sensuelle qui s’introduit dans le lieu même de l’intimité qu’est la salle de bain. Par une histoire construite avec brio, humour et rythme, Mustafa Altioklar fait se croiser trois couples dans deux salles de bain où se déroulent le théâtre de la comédie humaine avec son cortège de narcissisme, d’infidélités et de voyeurisme.

« « Salle de Bain » est une revigorante et décapante comédie qui débouche sur la tragédie des médiocrités humaines. »

O şimdi Mahkum (Oiseaux de Prison )

La suite de " O şimdi Asker"
de Abdullah Oguz avec Yavuz Bingöl, Burhan Öçal, Gökhan Özoguz, Levent Kazak Turquie-2005-2h00-VOST

C’est l’histoire de trois amis qui viennent d’achever leur service militaire et dont le retour à la vie civile va les conduire tout droit en prison où ils finissent par se retrouver. Ils découvrent alors les horizons ignorés jusqu’à là de la condition humaine, la réalité du monde souterrain des affaires mafieuses.

« Un film très plaisant à suivre dont le rythme d’enfer nous fait traverser les territoires de la comédie, de la tristesse et du drame. »

Pardon

de Mert Baykal avec Ferhan Sensoy, Rasim Öztekin, Ali Catalbas, Zeki Alasya Turquie-2005-1h40-VOST

C’est sur le mode de la comédie que le film traite d’une question grave : celle de l’emprisonnement arbitraire et de l’horreur judiciaire. Le personnage principal, Ibrahim, fuit comme la peste tout ce qui est uniforme officiel. Malgré cela le destin va le transformer en souffre-douleur et suspect idéal malgré lui. L’enchaînement des événements le conduira de prison en tribunal pour finir en prison pour des délits qu’il n’a évidemment pas commis. En prison il retrouve ses deux amis les plus proches, également enfermés à la suite de quiproquos inextricables. Tous les trois sont obsédés par le rêve de leur libération avec cependant le sentiment diffus que la liberté risque de n’être que l’anti-chambre de nouveaux quiproquos les condamnant inexorablement à retourner en prison malgré leur innocence.

« Le film est un feu d’artifice d’ironie et de dérision porté par une remarquable distribution."

Mustafa Hakkinda Herşey (Tout à propos de Mustafa)

de Cagan Irmak avec Fikret Kuskan, Nejat Isler, Basak Köklükaya, Serif Sezer Turquie-2005-2h00-VOST

Notre héros, Mustafa, mène une vie exemplaire : un très bon travail, une femme parfaite et un magnifique enfant. Cette vie va être bouleversée par un accident de voiture dans lequel sa femme perd la vie tandis que le chauffeur du véhicule se retrouve à l’hôpital. Cet inconnu, Fikret, se révèle être l’amant de sa femme. Dès lors, Mustafa va mettre au point un plan diabolique pour enlever l’amant de sa femme et lui faire avouer tous les détails de sa relation avec son épouse. Se faisant il met le doigt dans un engrenage qui va vite devenir incontrôlable et lui servir en définitive de révélateur sur sa propre nature.

« Le film traite de l’ambiguïté humaine avec chaleur et talent en se plaçant résolument à hauteur d’homme. A découvrir absolument. »

Vidéo Art

de Kezban Arca Batibeki, Gulsun Karamustafa, Neriman Polat, Elif Celebi, Mehmet Erdener, Selda Asal Turquie-82mn-VOST

Neuf œuvres de « Vidéo Art » regroupées dans un même programme pour découvrir la richesse créative de l’art vidéo en Turquie

« Dans le cadre d’une projection unique en présence de l’artiste Kezban Arca Batibeki. »

Tarifs
Tarif plein : 6,5€
Tarif réduit : 5,5€
Carte Culture : 4€
Carte A Tout Voir : 4€
Cinoche des Gosses : 3,5€
Ciné-midi : 4€ (tarif unique - hors abonnés Cinéphiles pour les séances à 12h15, du lundi au vendredi)

Retour au début de cette page



Forum