Actualités-> La Turquie et les énergies d’avenir

jeudi 4 août 2005.
 

L’énergie du futur passe par la Turquie ?

Tous les scientifiques sont unanimes et ce n’est plus un secret pour personne, les réserves de pétrole mondiales seront épuisées au mieux d’ici quelques décennies. Les scientifiques s’accordent à trouver des moyens de substitution.

Parmi les solutions de remplacement, on cite de plus en plus des énergies minérales. Les 2 noms qui reviennent le plus souvent sont le « Thorium » et le « Bore ».

Beaucoup d’entre vous n’ont sûrement jamais entendu parler de ces 2 matériaux, mais, d’ici 20 ans, ou moins, ils seront aussi connus que le pétrole. A ce jour, ce sont les 2 matériaux les plus prometteurs pour remplacer le pétrole.

Quel rapport avec la Turquie ?

Le Bore

La Turquie possède 65% des réserves mondiales de Bore.

Les Etats Unis d’Amérique, possèdent 13% des réserves mondiales.

La plus grande partie des réserves sont situées dans la région de Hatay, dans le sud-est de la Turquie.

Les applications actuelles du Bore sont encore mineures mais cependant très intéressantes (batteries, et carburants pour l’aérospatiale), des projets et des brevets d’automobiles fonctionnant au Borie commencent à voir le jour.

Une revue scientifique américaine, en mai 2003, consacrait un article sur le sujet : « Le carburant le plus propre qu’on puisse imaginer ». Dans cet article. Le chimiste Steven Amendola, décrivait l’exemple d’une Ford Explorer, fonctionnant avec un mélange de Bore-sodium. Les résultats sont étonnants. La distance parcourue est 2 fois plus importante [accroissement considérable de l’autonomie], absence des risques d’explosions, sécurité accrue, et surtout, respect de l’environnement. De plus, le carburant, après utilisation peut être récupéré pour d’autres utilisations. (L’énergie du bore est transformée en énergie mécanique.)

Chaque secteur d’activité trouve un avantage certain dans l’utilisation du bore. L’industrie militaire, informatique, nucléaire et même, comme nous venons de le voir pour les carburants. Les Etats Unis, ont commencé à exploiter leurs réserves déjà depuis plusieurs décennies. La Turquie, quant à elle, commence à peine à développer ses outils de productions afin de fournir du bore traité.


Le Thorium

Autre métal très abondant en Anatolie, c’est le Thorium (Elément de numéro atomique 90). Il s’agit d’un élément qui est naturellement radioactif, et qui traité, peut avoir les caractéristiques de l’uranium. Les centrales nucléaires actuellement fonctionnent à l’uranium, matériau qui est en quantité limitée sur terre, très dangereux et qui produit beaucoup trop de déchets radioactifs, difficiles à éliminer. Le Thorium est plus sûr, plus propre, et surtout en quantité beaucoup plus importante que l’uranium. La Turquie possède 800.000 tonnes de Thorium reparties à Eskisehir (Centre de la Turquie ) et Malatya (sud-est) Les autres réserves sont dans l’ordre :

Australie (310 000) T,
L’inde, (300.000) T,
Norvège (170.000T),
USA (160.000T),
Canada (100.000T),
Afrique du Sud (35.000T),
Brésil (16.000T),
Malaisie (4.500T).

D’un point de vue économique et géostratégique le Thorium est une chance inouïe pour la Turquie. En effet, sachant que la dette extérieure et intérieure de la Turquie est de 230 milliards de dollars. Or la valeur économique des réserves de Thorium est estimée à.... 120 000 milliards de dollars. Néanmoins, l’utilisation du Thorium étant très peu répandue, cette source ne pourra pas être exploitée pleinement par la Turquie, avant longtemps. Les applications actuelles sont : verres et céramiques résistantes à de hautes températures, électrodes de soudures, et dans certains cas dans l’industrie aérospatiale. Néanmoins, dans de nombreux pays, les scientifiques supposent que le thorium sera le carburant des nouvelles générations de centrales nucléaires, ce ne saurait tarder, puisque les accords de Kyoto prévoient l’utilisation d’énergies propres.

Mais, à ce jour la demande mondiale est pratiquement inexistante. Le thorium ne sera valorisé que le jour, ou il sera utilisé comme carburant. Ce jour là, un baril de Thorium sera suffisant à assurer la consommation en chauffage de la Turquie.

La Turquie ne doit pas gâcher ces produits.

Les scientifiques et économistes turcs, mettent en garde le gouvernement à saisir l’opportunité des richesses de son sous-sol, et ne pas brader ses matières premières aux puissances étrangères. Actuellement le bore, par exemple, est exportée à l’état brut et réimportée, 3 fois plus cher, enrichie. La Turquie pourra le vendre, 3 fois plus cher si elle met en œuvre des infrastructures capables de l’enrichir. Elle dispose de personnel compétent et le manque de technologie doit être importée. Le premier satellite fonctionnant au Bore sera fabriqué en Turquie.

Les puissances étrangères tentent de s’emparer des réserves turques.

Certains lobbies américains et anglais, ayant jeté leur dévolu sur les réserves turques, tentent depuis des décennies de s’emparer des réserves turques. Sans entrer dans les détails, des trusts anglo-américains, tentent de faire passer des lois poussant à la privatisation de l’exploitation des minéraux turcs. C’est le cas notamment de Rio Tento, un groupe énergétique dont certains dirigeants sont proches du président Bush.

La Turquie est consciente des enjeux majeurs qui se dessinent pour l’avenir concernant ces deux précieux métalloïdes. Les spéculations vont bon train et déjà quelques romans de science-fiction font leur apparition. Ne nous y trompons pas la communauté scientifique mondiale entr’aperçoit, les enjeux futurs. La Turquie détient tous les atouts pour se positionner en futur leader.

Tempête de Métal : Best seller en Turquie en 2005 Roman de science fiction : Le Bore, cause de guerre avec les USA.

Le 23 mai 2007 : les Etats-Unis lancent l’opération « Tempête de métal » sur la Turquie. A partir du Nord de l’Irak et de la Syrie, les forces américaines détruisent en une nuit l’ensemble des troupes stationnées à la frontière irakienne grâce l’utilisation d’une nouvelle bombe. Cette brutale attaque surprise détruit une partie de l’armée turque et anéantit sa capacité à s’organiser. Malgré une résistance héroïque des Turcs, les troupes américaines sont à Ankara en trois jours et débarquent près d’Istanbul une semaine après le début de l’opération. Mais pour les stratèges américains, la victoire face à une nation telle que la Turquie implique son anéantissement psychologique. Les grandes villes et les lieux symboliques - en particulier le mausolée d’Atatürk, père fondateur de la nation - sont bombardés.

Articles sur le Bore (en Turc)



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